Mazal tov, Mazal tov ! Étonnés, vous m'interrogez tous : « Qui est né ? Quelle occasion joyeuse célébrez-vous ? Qui ai-je rencontré ? » Pourquoi est-ce que je lance cette bénédiction de Mazal tov ! Mes amis, le prophète Yé'hezkel affirme que la naissance du peuple juif se déroula au mois des miracles (Nissim), la conception eut lieu en Égypte, mais à la sortie d'Égypte : « En ce jour, tu es devenu le peuple de l'Éternel. » Donc, le mois de Nissan est un mois de bon augure ; puisse D.ieu nous conférer le mérite de vivre une période de bon augure pour tout le peuple d'Israël.

Dans le sillage de ce Mazal Tov, je pense que chaque Juif doit se conduire de cette manière, en disant Mazal Tov à la synagogue et à sa famille, célébrant le bonheur d'être juif : « Tu nous as aimés et nous a désirés, Tu nous as élevés parmi tous les peuples et Tu nous as sanctifiés par Tes Mitsvot. » Il règne une grande joie lors de la fête des Matsot à Pessa'h, au mois de Nissan. 

J'aimerais vous faire part d'un enseignement de notre illustre maître, le Rachbam, Rabbi Chemouël ben Méir, le petit-fils de Rachi. Je vais vous citer un enseignement qu'il mentionne dans deux endroits dans son commentaire sur la Torah. Les ouvrages de 'Hassidout affirment que chaque Juif a 42 parcours : les ouvrages de 'Hassidout mentionnent cette idée dans la Paracha Massé, au nom du Ba'al Chem Tov. Sachons que ce nombre peut varier selon les personnes, mais à la racine, nous avons 42 parcours. Nous en trouvons une allusion dans ce verset des Téhilim : « Vétsadikim Yilkhou Bam... » (les Tsadikim y marchent) : le terme Bam est composé des lettres Mem et Beth, qui ont pour valeur numérique 42. « Vépochim Yikachlou Bam » : si nous avons de l'aide divine, nous exploitons ce monde (Vayilkhou Bam), ces parcours, on discute de cette idée, mais que D.ieu préserve, dans le cas contraire, « les méchants rôdent aux alentours », nous nous rendons dans des endroits peu fréquentables et nous rabaissons la valeur de ces parcours. Voilà, mais il existe aussi des périples, des pèlerinages où nous nous rendons sur des tombes de Tsadikim, ou à la synagogue : « Nous nous rendons avec une foule bruyante dans la maison de D.ieu. » Mais parfois, nous fuyons : en cas de tragédie, d'épidémie ou lors d'une situation dramatique : nous fuyons les lieux. C'est une situation de fuite et de voyage. Examinons ce passage sur Ya'akov Avinou : Vayaavek Ich Imo (Un homme lutta contre lui). L'ange gardien d'Essav, dit Rachi, le toucha. Où le blessa-t-il ? Au creux de la hanche. Le Zohar affirme qu'il toucha le Tamkhin Déoraïta, c'est-à-dire ceux qui soutiennent la Torah. Mais ce n'est pas notre sujet. Revenons au Rachbam, qui pose une question. De quelle Midda Kénégued Midda (mesure pour mesure) est-il question ici ? Ya'akov Avinou s'est mal conduit, a été puni pour rectifier cette faute. À chaque fois que l'homme est confronté à un problème, il doit l'affronter et ne pas fuir. Je vous donne un exemple : si quelqu'un, à la synagogue, vous fait honte, ne lui répondez pas. Si vous craignez de lui rétorquer, alors il vaut mieux fuir. Mais si vous le pouvez, restez où vous êtes, écoutez les malédictions, les humiliations, gardez le silence, demandez pardon à celui qui vous humilie et dans ce cas, vous affrontez l'incident. Mais si on fuit, on évite de traiter le problème. Il est dit que Ya'akov Avinou avait un très gros problème avec 'Essav et il s'enfuit chez Lavan. Et une fois arrivé chez Lavan, il le fuit : il était constamment dans une posture de fuite. Le Rachbam applique surtout cette idée à nous-mêmes, pour en déduire une leçon pratique. Il explique que l'ange s'adressa ainsi à Ya'akov Avinou : je vais te rendre boiteux et de cette façon, tu ne pourras plus fuir. Gère le problème, affronte-le, sanctifie le Nom de D.ieu et mène à bien la mission qui t'a été confiée. Le Rachbam mentionne d'autres figures, comme le prophète Yona ou Moché Rabbénou, qui refusèrent au départ de partir pour la mission qu'on leur avait confiée et furent punis. La leçon que nous pouvons en tirer : lorsque l'homme affronte un problème : mesure-toi à lui, prends les choses en main, agis, conduis-toi comme le prophète Yona, comme Moché Rabbénou. Mais l'homme fuit, et pas seulement lorsqu'il est humilié. Or, l'homme doit s'inspirer de ce Rachbam et apprendre à ne pas fuir : je ne fuis pas, je vais faire de mon mieux, je réussirai peut-être, ou non, selon ce que Hachem décide, mais laissez-vous une chance.

Mes amis, ce principe ne s'applique pas uniquement à la spiritualité, mais également à la vie quotidienne : parfois, un homme a le potentiel de diriger une communauté, il peut réussir ou gagner bien sa vie. Mais les gens ont peur et s'enfuient… Cessez de fuir, nous enseigne le Rachbam. Affrontez le problème en face. C'est un enseignement essentiel, pour lequel nous pouvons donner de nombreux exemples. « Donne une leçon au Sage et il deviendra plus sage. »

Puisse D.ieu vous permettre de célébrer la fête des Matsot dans la joie et la réussite.

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