Logo Torah-Box
Cliquez-ici !
Cliquez-ici !

Travailler avec une femme dans un supermarché

Rédigé le Jeudi 8 Septembre 2016
La question de Avi R.

Bonjour Rav,

Si on travaille avec des femmes en tant que Sadrane (celui qui remplit les rayons dans les magasins), comment faire pour se passer les cartons ?

Dans ce milieu, chaque seconde est importante, c'est un travail de rapidité, surtout dans les grands magasins où il faut remplir beaucoup de rayons de grande quantité.

Je ne cherche pas d'excuse, mais on n'a pas le temps de poser les cartons sur le sol afin que la femme les ramasse, c'est une perte de temps et la personne fatigue vite car elle doit se baisser, par-dessus le marché.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
41332 réponses

Bonjour,

Il n’est pas interdit de se passer les cartons si le travail se fait dans une atmosphère sérieuse, sans légèreté d’esprit, et en prenant garde de ne pas se toucher. Voir Talmud Brakhot 61a, Talmud Erouvin 18b.

Cependant, il y a des détails d’une extrême gravité que certains hommes [et certaines femmes] ignorent lorsqu’ils se trouvent à proximité de femmes dans un lieu de travail.

1. Il est interdit d’appeler une femme par son prénom [Rivka], et, à plus forte raison, par un surnom [Rivki]. Il faut dire « Mme Bismuth », par exemple.

2. Il est, également, interdit aux femmes d’appeler les hommes par leur prénom ou par des surnoms. Il faut dire « Mr Sitruk », par exemple.

Pour éviter des situations délicates, il faut appliquer à la lettre ces instructions dès les premiers jours où l'on se trouve sur le lieu de travail.

3. Il est interdit de demander à une collègue de travail de lui rendre certains services : préparer un verre de café ou thé, nettoyer un bureau en sa présence, faire une course au supermarché, etc.

Il y a de nombreux détails à ce sujet !

4. Il est interdit d’engager des discussions, si ce n’est qu’échanger des paroles les plus courtes possibles, concernant le travail. Ceci est valable même si c’est en présence de plusieurs employés et qu’ils sont tous religieux.

5. Les lois concernant le fait de porter son regard sur une femme sont très nombreuses ; il faut les étudier.

6. Il est interdit de se donner des cadeaux.

7. Il est interdit d’aller prendre son repas au restaurant avec une ou plusieurs employées, même si l’on est accompagné d’hommes.

8. Il est interdit de payer le repas d’une employée. Si le patron paie un repas pour tous les employés, ce n’est pas interdit.

9. Si le repas est pris sur le lieu du travail, il faut tout faire pour ne pas prendre son repas au même moment et au même endroit.

10. Les femmes ne feront pas goûter aux hommes les aliments qu’elles ont apportés de la maison. Il en est de même pour les hommes.

11. Assez souvent, il peut y avoir des situations où les employés sont confrontés à des problèmes de Yi’houd.

12. Après le travail, il est interdit de faire le chemin ensemble.

Tous les détails mentionnés ci-dessus ne font l’objet d’aucune discussion au sein des décisionnaires de toutes les époques.

N.B.

La liste n’est pas exhaustive.

En cas de besoin, il faut s’adresser à un Rav compétent.

Je suis à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

La Clé de la Vie

La Clé de la Vie

Se préparer physiquement et spirituellement aux douleurs de l'accouchement.

acheter ce livre

Avez-vous aimé ?

4 commentaires

Damien V.
08/08/2021 - 17h31
Je pense qu'il est très imprudent de se passer les cartons de la main à la main, d'autant que les regards se croisent et que c'est une activité tendancieuse.
La personne écrit "on n'a pas le temps de poser les cartons sur le sol afin que la femme les [...] lire la suite du commentaire
Je pense qu'il est très imprudent de se passer les cartons de la main à la main, d'autant que les regards se croisent et que c'est une activité tendancieuse.
La personne écrit "on n'a pas le temps de poser les cartons sur le sol afin que la femme les ramasse, c'est une perte de temps et la personne fatigue vite car elle doit se baisser, par-dessus le marché".
Cela vaudrait vraiment la peine, à mon avis, de disposer d'un tabouret, d'une chaise ou de quoi que ce soit d'autre qui permette de poser les cartons à la même hauteur, ceci afin d'éviter tout contact.
Rav Gabriel D.
04/02/2018 - 11h25
"Il faut rendre à César ce qui appartient à César" :
La formulation du dernier paragraphe du commentaire du 04/02/2018-09h07 a été possible grâce aux deux ouvrages extraordinaires suivants :
La voix de la Torah du Rav Munk et Le 'Houmach, édition [...] lire la suite du commentaire
"Il faut rendre à César ce qui appartient à César" :
La formulation du dernier paragraphe du commentaire du 04/02/2018-09h07 a été possible grâce aux deux ouvrages extraordinaires suivants :
La voix de la Torah du Rav Munk et Le 'Houmach, édition Edmond J. Safra sur Vayikra, chapitre 19, verset 2.
Rav Gabriel D.
04/02/2018 - 09h07
Très cher Aharon Chalom P.
En fait, il n’est pas nécessaire d’apporter des preuves pour une telle restriction-interdiction.
La dure réalité quotidienne de la société qui nous entoure, prouve bel et bien qu’il s’agit d’une nécessité évidente, [...] lire la suite du commentaire
Très cher Aharon Chalom P.
En fait, il n’est pas nécessaire d’apporter des preuves pour une telle restriction-interdiction.
La dure réalité quotidienne de la société qui nous entoure, prouve bel et bien qu’il s’agit d’une nécessité évidente, incontournable et absolue.
Et comme nous le savons bien : nécessité fait loi !
Mais puisque vous le demandez si gentiment, il ne m’est pas possible de vous voir essuyer un refus.
Ci-dessous, quelques références à ce sujet :
1. Maharchal dans son commentaire sur le Tour, Even Haézer, chapitre 21,
2. Bayit ‘Hadach, passage 4 sur Tour, Even Haézer, chapitre 21,
3. Dricha, passage 6 sur Tour, Even Haézer, chapitre 21,
4. Taz sur Choul'han ‘Aroukh, Even Haézer, chapitre 21, Halakha 6,
5. Lévoucha Chel Torah, chapitre 81, passage 1,
6. Ben Ich ‘Haï dans Ben Yéhoyada sur Talmud Sota 2a,
7. Beth Hillel, volume 5, Tichri 5761, page 46,
8. Rivevot Ephraïm, volume 6, question 402,
9. Oum Ani ‘Homa volume 2, question 1, passage 20,
10. Maharal sur Vayikra, chapitre 1, verset 1 [preuve intéressante pour cette restriction],
11. Rav Ovadia Yossef rapporté dans Gan Naoul, volume 3, chapitre 15, note 6,
12. Gan Naoul, volume 3, chapitre 15.
Nos Sages nous apprennent qu’Hachem exige de nous, bien davantage que le respect de la lettre des lois :
On doit rester fidèle à l’esprit des Mitsvot et, parfois, faire preuve de retenue aussi bien dans le domaine des actes autorisés que face aux interdictions explicites.
Il faut manger pour vivre et non pas, vivre pour manger, par exemple.
C'est, en quelques mots, la définition de la pureté et de la sainteté.
Voir Ramban sur Vayikra, chapitre 19, versets 1-4.
En ne se fixant pas de limites ou en se contentant d'observer la lettre de la loi, on risque de manquer l'essentiel de nos obligations ou facilement devenir un dépravé avec l'accord de la Torah qui ne respecte que les exigences formelles des commandements, oubliant ses obligations spirituelles et se laissant aller à la gloutonnerie ou à la débauche [langage de nos maîtres à propos des Mitsvot, en général].
Aharon Chalom P.
04/02/2018 - 02h12
Je vous serais reconnaissant de me citer la source dans Shass et Richonim où figure l’interdit pour un homme d’appeler une femme par son prénom (et réciproquement) que vous avez mentionné ici dans votre réponse.
Merci beaucoup d’avance
Contactez-nous sur WhatsApp